Le changement est en marche

 

Vous l’aurez compris, la nécessité du développement durable est désormais actée. On ne compte plus les initiatives qui envisagent, à travers du conseil ou de la mise en pratique, une transition globale fondée sur le respect de l’individu, de la collectivité et de l’environnement. Vous vous sentez dépassés ? Chez DD fait le point pour vous.

Back to the Future : ce que vous avez raté sur le DD en 2015.

Du « A » d’ArtCOP21 au « Z » de Zero Waste France : c’est sous forme d’abécédaire que Dominique Béhar de Terra 21 et Nicolas Dahan des Connexions ont brossé l’actualité du développement durable en 2015. Nous n’allons pas revenir ici sur chaque lettre énoncée – d’autant que vous pourrez découvrir l’ensemble de l’abécédaire DD dans le podcast qui figure ci-dessous -, mais pour les plus pressés, voici un florilège :

E pour Economie Circulaire : même si vous ne parvenez pas à définir le terme, vous en avez déjà forcément entendu parler. Pour rappel, il s’agit d’un concept essentiellement économique visant à produire des biens ou des services en prenant soin de limiter au maximum le gaspillage d’énergie ou de matière. Comment ? En réutilisant cette énergie ou cette matière pour d’autres produits et services. Et c’est exactement ce qu’a fait le carnaval de Rio l’an passé avec le « pipi électrique » ! Sur une initiative de l’ONG culturelle Afro-reggae, les hommes étaient invités à se soulager dans des urinoirs spéciaux, conçus pour transformer l’urine en énergie électrique. Cette dernière était ensuite directement utilisée pour alimenter les trio-électricos, les chars qui accompagnent la foule au son de sambas. Pas mal lorsque l’on sait que le Carnaval de Rio est le plus important au monde avec plusieurs millions de participants chaque année.

L pour Loi de transition énergétique : le 18 août 2015 était promulguée la loi de transition énergétique pour la croissance verte. Avec des objectifs très ambitieux, celle-ci vise de façon globale à réduire la facture énergétique du pays.  Elle comprend notamment la réduction de nos déchets ménagers de 7% d’ici 2020 par rapport à 2010. Ou encore l’interdiction de la vaisselle jetable et des sacs plastiques à usage unique à partir de mars 2016. Il va maintenant falloir penser à prendre votre sac cabas à chacune de vos courses !

J pour Julie’s Bicycle : non, il ne s’agit pas d’une société de location de vélos à Amsterdam mais d’une association à but non-lucratif qui accompagne les industries créatives dans la connaissance et la réduction de leur impact environnemental. Créé en 2007, Julie’s Bicycle est à l’origine des premières études d’envergure sur les émissions de gaz à effet de serre des festivals et des tournées d’artistes. Les plus gros opérateurs de l’industrie musicale (EMI, Universal Music, Sony, Live Nation…) lui accordent leur soutien financier. A l’occasion de la COP 21, l’association a réalisé une pétition adressée aux représentants diplomatiques pour leur demander des efforts drastiques dans la réduction entre autre des gaz à effets de serre. Parmi les signataires : Bjork, Bono, Coldpay, Ian McEwan ou encore John Reid. Excusez du peu !

T pour Théâtre : en octobre dernier, la ville de Cannes était frappée par d’importantes inondations qui n’ont pas épargné son théâtre de la MJC Picaud. Une triste démonstration de l’impact que peut avoir le dérèglement climatique sur le monde de la culture. Quatorze des quinze dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur Terre et nous allons sans aucun doute faire face à des événements climatiques extrêmes plus nombreux. Pour pallier le coût des dommages à réparer, « les assureurs pourraient doubler le prix de leurs services d’ici 2040 », assure Dominique Béhar, reprenant une déclaration de l’association française de l’assurance. Une nouvelle qui n’a pas manqué de faire réagir son audience.

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H… pour la lettre H : panne d’inspiration pour Dominique et Nicolas ? « On n’a simplement pas trouvé » ont-ils expliqué, facétieux. Preuve s’il en est qu’il reste beaucoup à inventer. Faites nous plaisir, d’ici les BIS 2018, fondez votre structure/événement/solution autour du développement durable en employant le H. Vous aiderez nos présentateurs à compléter leur abécédaire.

 

Le grand plongeon des directeurs techniques : premières clefs pour se lancer dans le DD

Chez DD dédiait cette année un atelier aux directeurs techniques et leur proposait, avec le label PrestaDD, une méthode pour initier une démarche RSE au sein de leur équipement. Devant une audience composée de régisseurs, directeurs techniques et organisateurs d’événements, il semble que l’idée ait fait mouche.

Charlotte Haroug, chargée du label PrestaDD au sein du Synpase,  l’affirme : « Il n’y a pas de bons moments pour se lancer dans le développement durable. En revanche, il est préférable d’anticiper les attentes des collectivités ou de partenaires privés ». En cause, les démarches visant à acquérir un label DD rapidement pour emporter un appel d’offre ou obtenir des subventions, ce qui s’apparente « à une démarche opportuniste comme du greenwashing ». Car assurer la transition vers le développement durable requiert du temps et parfois un investissement insoupçonné. Il est donc impératif au départ de se fixer un cap et de mobiliser la totalité de son équipe mais également ses prestataires autour du projet RSE pour aboutir à une réflexion globale.

Des outils disponibles gratuitement existent pour procéder à un autodiagnostic. Charlotte Haroug les a énumérés suivant leurs particularités, de l’ADERE destiné aux organisateurs d’événements à la check-list « accessibilité » disponible sur le site éco-evenement.org (sur lequel on retrouve plusieurs ressources de ce type). La question des labels ou des normes posée, la chargée de projet s’est principalement attardée sur les labels « propriétaires » tels que PrestaDD dont elle est l’ambassadrice. Des labels au coût faible (150€ pour les ERP avec un chiffre d’affaire inférieur à 300 000€/an) mais dont la délivrance est conditionnée au bon respect du cahier des charges du label.

Côté structure, Frédérica Legeard Lemée, responsable administrative de la société Contact (prestataire son, lumière, image et structure pour les événements) venait témoigner de son expérience dans la transition DD. Une transition difficile à enclencher selon elle, face à des collègues dubitatifs voir moqueurs. L’arrivée d’un stagiaire, du même âge que les dits collègues, se saisissant du dossier a cependant permis à la démarche RSE de reprendre son cours pour une transition d’un an au total. Avec le recul, Frédérica ne regrette rien. En dehors des économies que réalisent les clients de la société grâce au renouvellement de son parc de projecteurs à LED et d’amplificateurs, Contact dispose aujourd’hui d’une équipe de quinze salariés plus soudés que jamais.

 

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