DD’Clics

Chez DD, on croise des artistes, des chercheurs, des consultants, des bénévoles, des entrepreneurs, un scénographe, une cuisinière… Autant de profils que d’échanges autour d’un grand sujet qui nous connecte tous, le développement durable. Et sous ce terme, on peut en mettre des idées, des initiatives, des projets, des témoignages. La preuve à travers cette mosaïque de professionnels croisés au détour d’une conférence, ou autour d’un café.

 

 

Lucie
Lucie Dahan, coordinatrice de l’espace Chez DD

« L’espace DD a vocation à faire se rencontrer les professionnels du spectacle vivant et des experts dans le milieu scientifique et de la recherche, autour des questions de développement durable. Ces deux mots sont d’ailleurs très galvaudés. On a tendance à penser qu’il s’agit d’un monde à part. Or, en 2016, faire du développement durable, c’est simplement organiser son événement avec un œil différent. D’ailleurs, le regard des professionnels sur cet espace change : j’ai rencontré cette année des exploitants de lieux (SMAC, Théâtres) que je n’avais pas vus il y a deux ans. Les professionnels commencent à considérer avec un peu moins de méfiance ces sujets. Et, qui sait, peut-être que le programme est plus en phase avec leurs attentes. »

 

Carole Le Rendu-Lizée
Carole Le Rendu-Lizée, Enseignante-chercheuse en gestion des ressources humaines

 

 

« Les jeunes sont plus à l’aise avec l’évolution des modèles économiques. Ils sont plus ouverts à des partenariats auxquels on ne pensait pas auparavant et ont moins de tabous sur le statut d’une entreprise. Pour eux, une association peut être une entreprise, ce n’est pas un problème. Pour autant, je pense qu’ils sont aussi attachés aux fondations d’une association, aux valeurs, aux missions que l’autre génération, les bâtisseurs-fondateurs. Ils restent très engagés et ne manquent pas de militantisme. C’est pourquoi il y a une nécessité de trouver un langage commun entre les différentes générations. »


 

Annie Dureault
Annie Dureault, Eco-événements Québec

 

« Je pense qu’il y a des outils différents et des réalités différentes. Par exemple, au Québec, l’hydro électricité est à bas coût, l’enjeu ne se situe pas sur l’énergie mais plus sur la question des transports. Mais les initiatives, les actions françaises et québécoises me semblent complémentaires et ce serait intéressant d’aller encore plus loin dans ces échanges. »

 

Nicolas Dahan
Nicolas Dahan, Les Connexions

« L’espace DD existe depuis 2010 et présente des contenus qui évoluent chaque année de manière à être un maximum en phase avec les attentes de la profession. Avec la situation actuelle et les contraintes budgétaires, les questions de développement durable mutent vers une approche plus logistique et des acteurs vont trouver dans le DD une manière de faire perdurer leur financement en créant des synergies. »

 

 

Mathieu
Matthieu Cosson, LPO Pays de Loire

« Je fais toujours un distinguo entre le développement durable et l’environnement, la nature. Dans un festival, on regarde d’abord l’économie, ensuite on voit l’aspect social mais il manque souvent cette question d’environnement au sens propre. J’ai vu des événements qui font attention, qui se disent durables, et qui tout d’un coup, décident de faire un feu d’artifice en plein milieu d’une zone protégée ! Bizarrement ça ne vient pas naturellement dans les consciences. C’est pour ça qu’il faut vraiment croiser les regards et parler le même langage. »



Hervé Fournier
Hervé Fournier, Terra 21

« Tout le monde avance, tout le monde regarde de plus en plus dans la même direction et la COP21 est un super cadre qui est donné à tous les acteurs de la société civile. Parmi ces acteurs il y a le monde artistique, que ce soit les artistes, les managers culturels ou les publics. Ce cap donné est valable à l’échelle française, européenne et internationale. »

 

 

toilettes sèches
Yannig Jaouen, représentant des prestataires de toilettes sèches mobiles du RAE

« Pour éviter l’encombrement et un temps d’attente souvent trop long dans les grands festivals, le travail du prestataire de toilettes sèches commence, en amont du festival, par le bon dimensionnement du site de toilettes avec l’organisateur pour faire en sorte de bien dimensionner son site de toilettes. Nous allons étudier la jauge, les amplitudes horaires et le public. Mais nous ne sommes pas en retard en matière de toilettes sèches en festival, puisqu’il semblerait que la France soit le pays le plus avancé en Europe. Certains festivals commencent même, dans une démarche de développement durable, à créer leur propre plateforme ou filière locale pour le recyclage des déchets organiques. »


 

 

 

Sandra Reyckers Samuel Chappel Lasemo.jpg
Sandra Reyckers & Samuel Chappel, festival LaSemo

« Le festival LaSemo en Belgique met le développement durable au coeur de ses préoccupations. Nous avons mis en place une série de mesures très transversales comme la réduction et la valorisation des déchets, la mobilité alternative, l’alimentation durable… Nous voyons les résultats sur le festival, et les autres festivals commencent à s’y mettre, même si globalement nous sommes moins avancés qu’en France, notamment sur les gobelets réutilisables. »

 

Agathe hilairet Ferme Culturelle Olisun Www.olisun.fr. agathe.hilairet@olisun.fr
Agathe Hilairet, ferme culturelle Olisun

« Je monte une ferme culturelle pour créer du lien entre culture et agriculture. Ma devise est « nourrir les corps et les esprits ». Je réhabilite un ancien manège en milieu rural qui s’appelle Olisun et qui allie permaculture, ferme pédagogique et programmation artistique, avec résidences d’artistes, de compagnies de théâtre et accueil tout public. »


Raballand Olivier
Olivier Raballand, T CAP

« Nous sommes un réseau d’un peu plus de 150 acteurs autour de l’accès à la vie sociale des personnes en situation de handicap. Le réseau est composé de collectivités, d’associations, d’établissements publics et on travaille sur des questions d’accès au sport, au loisir, à la culture… En tant que réseau, la mutualisation du matériel est au coeur de notre activité, mais pour le moment, il n’y a pas de structuration établie puisque les acteurs sont à l’échelle de Nantes Métropole et le matériel est rare et coûte très cher. »

 

Dominique Behar
Dominique Behar, réseau éco-événement

« En 2016, le réseau Eco-Evénement devient une association, Planet’ événement. Le but est de créer une structure qui soit vraiment pérenne, qui puisse se développer de manière significative pour apporter une solution au niveau du territoire. Ce mouvement regroupe toutes les parties prenantes de l’événement culturel et sportif. On se fixe des objectifs en termes de missions et nous lançons des groupes de travail sur la mutualisation, l’approvisionnement local par exemple, que nous adaptons selon les besoins des adhérents. L’ambition est de s’ancrer à l’échelle de la grande agglomération nantaise, voire du département. Mais je pense que les enjeux de développement durable se jouent au niveau d’une métropole urbaine afin d’avoir suffisamment d’acteurs et peu de distance entre eux pour créer une synergie. »

Alban Cogrel
Alban Cogrel, chargé de mission à l’UFISC

« La question de l’évaluation sociale est au coeur de nos travaux à l’UFISC parce qu’on essaie aussi, au delà de la création artistique, de faire valoir la diversité des initiatives du champ artistique et culturel, et leurs dynamiques en termes de création de richesses sur les territoires. Nous nous sommes surtout intéressés à la question de la coopération en regardant comment des acteurs aujourd’hui sur les territoires mettaient en place des dynamiques de coopérations renforcées, pour permettre à la fois soit de s’outiller, soit de porter un discours auprès de la collectivité, soit d’imaginer des projets culturels de territoire, etc. La question territoriale monte en puissance avec la nouvelle loi de décentralisation qui va venir recomposer les territoires comme on les connait aujourd’hui, et qui amène une évolution des cadres établis, et donc un besoin pour les acteurs de renforcer leur coopération. »

 

 

Pontoizeau Michel CDOSF
Michel Pontoizeau, CDOSF

« L’environnement est une préoccupation qui a été inscrite par le Comité Olympique dès 1992, le domaine sportif est donc précurseur sur ces questions, car il a été confronté tôt à des contraintes qui nous ont amenés à réfléchir. Cependant, depuis, l’aspect environnemental a évolué car on essaie maintenant d’avoir une approche plus globale avec des préoccupations sociales (enjeux d’accessibilité), sociétales (parité homme-femme), bien sûr écologiques et liées aux retombées économiques. »


 

 

 

 

Angélique Rambaud Psy On Thé Road
Angélique Rambaud, Psy On The Road

« Avec mon projet Psy On The Road, je sillonne la France et l’Europe à la rencontre de gens qui sont pour moi à mettre en lumière parce qu’ils portent des projets qui peuvent paraître utopistes et qui sont pourtant bien la réalité. Je veux montrer qu’aujourd’hui nous vivons dans un monde où tout est possible malgré la complexité de la vie actuelle. Cependant, j’observe qu’il y a encore deux mondes, ceux qui intègrent les enjeux du développement durable dans leur festival par exemple, et ceux qui ne font absolument pas attention, comme aujourd’hui, ça me révolte quand je vois sur les tables tous ces papiers, ce plastique, ces prospectus et je me dis que là c’est encore l’ancien monde. »

 

 

Pieric Decaesteker écho-événement
Pieric Decaesteker, réseau éco-événement

« Avec la création d’un statut associatif pour le réseau Eco-événement, sous le nom de Planet’ Evénement, il est maintenant possible d’avoir des adhérents, aussi bien des personnes physiques que morales, et de les fédérer. L’idée pour 2016 est de proposer des actions mensuelles, proposer deux actions collectives, une sur l’alimentation en encourageant l’approvisionnement local et la limite du gaspillage alimentaire, et une autre sur la mutualisation du matériel. Parallèlement, nous allons développer des offres d’accompagnement avec une approche à 360° sur 21 critères environnementaux, sociétaux, économiques, pour faire un tour complet d’un événement organisé. »


 

 

Bernard Amade
Bernard Amade, Unité Culture Union

« Sur le handicap le débat qui vient d’avoir lieu a bien démontré que la loi de 2005 a du mal à s’appliquer, ensuite que les lieux souffrent financièrement pour se mettre à niveau, et enfin que la plupart des personnes en situation de handicap ne se déplacent pas sur les festivals. Mais après la prise de conscience, il faut passer à l’action.  A mon niveau, je lutte pour que les gens puissent se former et s’imposer avec leur handicap.»

 

 

 

Philippe Station Service
Philippe, Stations Services

 

« Nous intervenons en prestataire de gestion des déchets auprès des entreprises, des collectivités et de l’événementiel. On récolte des déchets qui peuvent être réutilisables, pour les revendre à bas prix aux associations, étudiants, créatifs, bricoleurs, dans un local à Rezé. »

 

 

Camille Milon & Noémie Chamard Trivalis
Camille Milon & Noémie Chamard, Trivalis

« Nous travaillons pour la collectivité publique Trivalis qui gère la prévention et le traitement des déchets sur toute la Vendée, labellisée Territoire Zéro Déchet, Zéro Gaspillage. On aide, entre autres, les organisateurs d’événements et les associations sportives à réduire leurs déchets. A l’heure actuelle, on subventionne de la vaisselle biodégradable, on prête des gobelets réutilisables, on met à disposition des supports de communication… Nous voulons maintenant aller plus loin et homogénéiser nos services pour proposer à tout organisateur un pack global étoffé et facile à mettre en place. »


 

 

 

Patrick Gohet
Patrick Gohet, adjoint du Défenseur des droits, en charge de la lutte contre les discriminations et de la promotion de l’égalité

« Si il y a une question qui appelle la mobilisation complémentaire de l’ensemble de la société, c’est bien celle du handicap. Et je pense que le domaine de la culture est l’un de ceux qui sont, encore aujourd’hui, les plus absents. Il y a eu un manque de sensibilisation. Dans le secteur de la culture on remarque qu’il y a peu de personnes en situation de handicap pratiquantes. En France, nous restons dans les déclarations de principes, contrairement aux pays anglo-saxons qui sont dans la mise en oeuvre. »


 

 

 

 

Manon m Kitchen
Manon, M’Kitchen

 

 

 

« Pour le DDjeuner, le cahier des charges était assez strict, proche du zéro déchet, et c’est ce que je fais tout le temps, donc ce n’était pas vraiment une contrainte pour moi. J’observe que dans la vie en général, les gens sont moins surpris quand on propose des buffets qui sont un peu différents comme ceux que je propose. »

 

 

 


 

Chapelle Sur Erdre Agenda 21 Titouan Jano Sofia Belhamiti
Sofia Belhamiti, La Chapelle-sur-Erdre – Agenda 21

« Notre programme d’action de l’Agenda 21 recouvre plusieurs sujets comme la lutte contre le changement climatique, la cohésion sociale, l’épanouissement des êtres humains, la consommation éco-responsable et notamment les éco-manifestations. La définition du programme d’action s’est faite en partenariat avec les habitants et les élus. Nous avons défini 230 actions que nous continuons à mettre en oeuvre. Dernièrement en septembre, nous avons aussi lancé un appel à projets citoyens pour le développement durable, pour inciter les habitants à s’investir. »

 

 

 

 

Nathalie Paul Concertlive.fr
Nathalie Paul, concertlive.fr

« Dans de nombreux festivals auxquels je participe, je trouve qu’il reste un gros travail à faire au niveau des toilettes. Même avec le développement des toilettes sèches, il y a toujours beaucoup trop de monde pour pas assez de toilettes, donc un grand manque d’hygiène. Idem pour les gobelets en plastique, qui est une initiative intéressante, mais je me méfie de l’hygiène du plastique et je me demande à quel point c’est une solution durable au vu de la quantité de gobelets produits. »

Pascal Parsat
Pascal Parsat, CRTH

« Sur les questions d’accessibilité il y a une différence entre le secteur culturel public et le secteur culturel privé. Ce-dernier me semble s’être emparé davantage de l’accessibilité parce qu’il est en permanence assujetti à des relances juridiques. Mais aujourd’hui les questions d’accessibilité pour tous étant actées par la loi, et le stade de prise de conscience dépassé, il revient à chacun de s’emparer de ce sujet, de s’informer, d’accepter qu’il ne sait pas, et de se tourner vers des structures éprouvées, qui ont des mots qui leur parlent. »


 

 

 

 

Dominique Rambaud théâtre en bois
Dominique Rimbaud, Le Théâtre en Bois

« Avant d’installer le théâtre sur un territoire pour une durée de plusieurs mois, on se pose autour d’une table avec tous les futurs acteurs locaux, comme des associations d’habitants, des maisons de quartier, quelques artistes locaux, et on construit ensemble un projet culturel, social et solidaire. On programme du théâtre, de la danse, de la musique mais on fait aussi café-débat, cinéclub, expositions…Cette salle de spectacle est modulable et a un impact très fort sur les populations. »


 

claire Gotlibowicz arcadi
Claire Gotlibowicz, Arcadi

 

 

 

 

« Le lien entre mon activité et le développement durable se porte plus sur des aspects sociétaux. On accompagne des équipes artistiques dans un objectif de pérenniser leur activité et de développer leur autonomie. Nous avons aussi développé un fond de soutien à l’initiative à la recherche. En soutenant l’innovation, on touche forcément des champs qui couvrent des thématiques du développement durable comme la mutualisation, la coopération… Nous sommes aussi en reflexion autour du financement participatif. Mais il reste de grands chantiers en cours, comme par exemple développer une approche pour réduire l’impact environnemental d’une tournée, qui passera peut-être par la coopération territoriale. »


Edouard Pastor
Edouard Pastor, Handigo

« Concernant l’accessibilité des ERP, en France nous sommes partis sur une simple réglementation, sans culture et sans accompagnement, alors que dans les pays anglo-saxons l’approche est beaucoup plus pragmatique, avec une culture de bon sens. Là-bas, on réalise l’accessibilité avec le lieu beaucoup plus que nous, qui allons établir des normes, et imposer ces normes au lieu. En plus, nous avons mis la barre très haute et le handicap fait peur en France. Cependant, nous allons quand même dans le bon sens car on parlait handicap depuis des années et maintenant nous sommes plus sur une prise en compte de la diversité. »


Emilie Cherbonnel
Emilie Cherbonnel, Collectif des festivals bretons

 

 

 

« L’évaluation sociale dans le secteur culturel nous a permis de dégager de nouvelles méthodes d’évaluations qualitatives et quantitatives pour évaluer des champs sur lesquels on n’avait pas encore d’indicateur. Nous voulions aller voir plus loin sur les impacts d’un festival sur les individus, sur son public, son territoire, les habitants… Ce sont huit festivals du Collectif qui ont expérimenté et qui ont fait une auto-évaluation afin de voir si il y a un décalage entre les discours, ce qu’on veut faire et ce que ça impacte vraiment. Cette initiative est aussi un moyen de mieux parler de leurs actions, de mettre des mots sur des choses qui sont assez sensibles. »


 

James Dowdell
James Dowdell, Raw Foundation UK

« We try to teach people about impact of plastic through a plastic bottle campaign « Making Waves » and our main goal is to try to eliminate the use of plastic in festivals mainly, but we also work with school children, raising awareness. Our solution is a stainless steel bottle, so we approach festivals and ask them to buy these bottles and sale them to festival goers, who can use it all their all life ! More and more festivals use it, last summer we were at Glastonbury and also Shambala, giving informations, building water points, but also making artworks, exhibitions, videos to be more interactive.»


 

Jean Claude Herry
Jean-Claude Herry, consultant événementiel responsable

 

 

 

« Il y a beaucoup d’évolutions, par exemple dans les équipes des festivals, des personnes sont dédiées aux questions de développement durable. Il y a aussi beaucoup de sujets sous-traités, externalisés vers des associations qui ont un savoir-faire technique que ne peut pas avoir un festival. D’ailleurs, beaucoup de petites entreprises et d’associations se sont développées pour répondre à ces besoins. Cependant, si on compare le sport et la culture, le sport est plus avancé sur ce sujet, avec par exemple des assises sport et développement durable, le Tri’ Tour aussi à l’initiative du ministère des sports qui a missionné Les Connexions. Mais aujourd’hui, on remarque bien que globalement, le développement durable est devenu une évidence dans l’organisation d’un événement. »

 

Emmanuelle Le Guerl Aurore Dalaine Ville De Reze Événementiel Association
Emmanuelle Le Guern & Aurore Dalaine, Ville de Rezé – vie associative, événementiel
« On est ici pour voir ce qu’on pourrait dénicher comme bonnes pratiques en termes de démarches éco-responsables. Nous sommes déjà engagées dans cette démarche, qui monte en puissance surtout de la part des associations. Nous voudrions maintenant la renforcer à l’échelle de la ville. Par exemple, pour inciter les différents acteurs à s’engager, nos critères de subventions sont corrélés à une démarche éco-responsable. Nous faisons aussi partie du réseau éco-événement qui nous permet de nous tenir informés et de prendre connaissance de toutes les bonnes pratiques. Notre site Internet dédié aux associations (assos.reze.fr), qui existe depuis deux ans, est également de plus en plus consulté et est devenu un réflexe pour les associations qui fonctionnent directement par le site, que ce soit pour réserver du matériel ou pour transmettre des informations et annoncer des événements. »

 

Jean Marc Bernard
Jean-Marc Bernard, scénographe

« J’ai conçu l’espace Chez DD à partir de quelques indications ; l’espace devait être convivial et permettre aux gens de se retrouver comme dans des petits salons, d’où ce jardin japonais, un peu zen, avec la chaleur du bois. Il n’y a pas d’exposant mais tout le monde se rencontre. Pour chaque projet je travaille uniquement avec des matériaux de recyclage ou de revalorisation. Je donne une deuxième vie aux matériaux bruts, en les retransformant pendant des années ! »


 

Khadija Nemri planet' événement
Khadija Nemri, Planet’ événement

« J’ai l’honneur d’être la présidente de l’association Planet’ Evénement qui réunit différentes compétences et volontés pour amplifier la dynamique qu’a déjà insufflée par Nantes Métropole au niveau de la préoccupation des impacts environnementaux des événements du territoire. Planet’ Evénement se veut créateur de passerelles, d’une nouvelle dynamique de gouvernance, pas seulement dans le domaine culturel, mais aussi dans le sport et pourquoi pas les vides greniers par exemple. L’idée est d’identifier les différentes initiatives du territoire, de créer du lien et de partager ses connaissances. »


 

Laetitia Bomperin
Laetitia Bomperin, membre de l’association Les Connexions

« L’association Les Connexions accompagne les organisateurs d’événements culturels dans la mise en place et l’optimisation de la gestion sélective des déchets sur site (prévention, logistique, matériel, équipes de tri et de sensibilisation du public).  Nous réalisons également des audits pour accompagner les festivals, établir une évaluation des réductions possibles et de la mise en œuvre du tri des déchets permettant de dégager des leviers d’amélioration pour optimiser le tri. De plus en plus de festivals sont intéressés par cette démarche. »



 

Landry Olivier
Landry Olivier, ancien directeur technique du Zénith de Nantes

 

 

« Ma conception a changé sur le terme « développement durable ». Je suis parti en 2012 du Zénith, après avoir mis en oeuvre, avec Terra 21, un bilan Carbone. Mais, d’après mon point de vue, il y a un problème avec le mot « durable ». Aujourd’hui nous sommes sur un mode de développement qui n’est pas durable. C’est pour cette raison que le terme me gène. »

 

 

 

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Titouan Jano, stagiaire à La Chapelle sur Erdre – Agenda 21

 

 

« Je fais un stage dans le développement durable parce que le sujet m’intéresse. Quand j’étais plus jeune j’avais des kits pour fabriquer des véhicules aux énergies renouvelables. Avec ma famille et dans la vie quotidienne, le développement durable est très présent, par exemple on trie et on prend les transports en commun le plus souvent possible. »

 

 

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Claire O’neill, A Greener Festival et Powerful Thinking (UK)

 

 

 

« The entire sustainable event activity has matured so much and grown up. Now there are really advanced solutions with a lot of knowledge and a kind of focus direction where we need to go. However, each country is more advanced in one area and less in an other. That’s why it’s important to work together and to look at each other. »